Andrée A. MICHAUD
Jokha ARLARTHI
Andrée A. MICHAUD
Henri VINCENOT
Catherine HERMARY-VIEILLE
Basile MULCIBA
Marie-Hélène LAFON
Les sources***
Je continue l'exploration de l'oeuvre de Marie-Hélène Lafon avec "Les Sources", et bien m'en a pris ! La vie à la ferme dans les années 60 et 70, une description juste de la rudesse des sentiments, de la vie d'une femme à la ferme, de l'avarice des mots. Elle-même met beaucoup de sobriété dans les mots, leur choix, leur nombre, cet amour du point-virgule, le tout dans une puissante efficacité littéraire. Surtout, ce sentiment d'entrer en apnée, et cette capacité qu'a l'auteure à instiller cette tension incroyable. Je l'ai rarement rencontrée, cette sensation d'apnée. Peut être aussi avais-je en tête une conférence qu'elle a donnée la semaine dernière chez nous à Meyssac, en Corrèze, toute en puissance de ses mots justement, de sa personne. Tout cela a dû s'entrechoquer.
Quoi qu'il en soit : ouvrage fort recommandé.
Arnaldur INDRIDASON
Des lendemains qui chantent***
Un titre en allusion à la Russie/l'URSS, l'éléphant dans la pièce, et aux rapports que certains Islandais/partis/syndicats ont entretenu avec l'URSS du temps de l'internationale communiste. Pas besoin d'en déflorer plus. Un nouveau roman efficace d'Indridason. C'est toujours sombre et les pages se tournent toujours aussi bien; les allers-retours dans le temps sont toujours aussi séduisants. En ces jours de pluie et de froid d'avril, au coin du feu, un thé brûlant et un chat (calme) sur les genoux, j'étais tellement bien lové dans mon canapé, heureux de retrouver des personnages connus, une Islande indridasonnienne connue, et, finalement, presque une intrigue connue. Eh bien, même si toute cette familiarité devrait ennuyer, j'ai à nouveau passé un excellent moment !
Joseph INCARDONA
Stella et l'Amérique**
Stella est une prostituée. Elle fait des miracles. Un peu une thaumaturge. Et c'est bien ce qui pose problème. Là-bas, au Vatican, on voit ça d'un mauvais oeil. Imaginez le bel oxymore : une prostituée thaumaturge ! Bref, elle pose problème, elle est un danger et des tueurs à gage sont embauchés. Mais, pas si simple d'en venir à bout.
C'est assez marrant et, curieusement, c'est un bouquin que je verrais très bien transposé à l'écran. Et puis, il y a quelques rappels, pour moi, du style littéraire de l'excellent écrivain Gary Victor.
Si vous n'avez rien lu de Joseph Incardona, franco-suisse, jetez vous sur l'excellent "la soustraction des possibles" une fois que Stella vous aura guéri(e), si toutefois vous avez besoin d'elle.